Nous avons posé 3 questions à Marine Bonneaud
Face au vieillissement de la population et à la complexité croissante des parcours de soins, l’hospitalisation des personnes âgées fragiles nécessite des réponses plus rapides, plus coordonnées et mieux adaptées que les circuits traditionnels. Dans ce contexte, une filière de médecine gériatrique directe a été mise en place afin de fluidifier l’accès à l’hôpital tout en limitant le recours aux urgences. Le Dr Bonneaud, médecin gériatre à la Clinique Saint Vincent de Besançon, revient sur la création de cette organisation innovante, son fonctionnement au quotidien en lien étroit avec les médecins de ville, et les perspectives de développement d’un réseau gériatrique territorial appelé à se renforcer encore.
1. Dr Bonneaud, pouvez-vous nous expliquer pourquoi cette filière a été mise en place et nous la décrire ?
Cette filière a été créée, en collaboration avec ma consœur le Dr Simon, pour offrir une réponse rapide et adaptée aux personnes âgées fragiles nécessitant une hospitalisation, tout en évitant autant que possible un passage par les urgences. Notre unité dispose de 12 lits de médecine gériatrique accessibles directement sur avis médical. Les admissions sont organisées à partir d’échanges téléphoniques ou via la plateforme TELMI avec les médecins adresseurs. Nous accueillons les patients présentant des problématiques gériatriques aiguës ou décompensées, à l’exclusion des patients déambulants nécessitant une unité sécurisée.
2. Quels sont vos contacts avec les professionnels de santé libéraux et comment les patients accèdent-ils à cette offre de soins ?
Nous travaillons en lien étroit avec les médecins traitants, les spécialistes libéraux et parfois avec les urgences. Les demandes d’admissions sont principalement réalisées par téléphone ou via la plateforme TELMI, permettant un échange direct avec le médecin de l’unité. Cette organisation facilite l’accès rapide à une expertise spécialisée et à une hospitalisation programmée ou non lorsque celle-ci est nécessaire. Les patients peuvent également être orientés vers nos hôpitaux de jour gériatriques ou notre programme de prévention des syndrome gériatrique selon leurs besoins. Nous collaborons également avec le service de médecine gériatrique du CHU de Besançon.
3. Envisagez-vous le développement de cette filière et pouvez-vous nous expliquer quelles sont vos collaborations actuelles ou à venir avec les autres filières gériatriques du territoire de notre CPTS ?
Le développement de cette filière repose sur le renforcement des liens avec les acteurs gériatriques du territoire afin d’améliorer la fluidité des parcours de soins. Nous collaborons déjà avec les médecins de ville, les spécialistes libéraux et les EHPAD ainsi que les équipes gériatriques hospitalières. Nos hôpitaux de jour d’évaluation gériatriques, neurocognitive, motrice et oncogériatriques, ainsi que notre programme de prévention des chutes et des syndromes gériatriques constituent des relais complémentaires que nous souhaitons continuer à développer.
Vigilance orange canicule dans le Grand Besançon
Le territoire est placé en vigilance orange canicule à compter du 18 juin 12h.Dans ce contexte,...
Docteurs Juniors : financements, calendrier et opportunités à Besançon
Le déploiement du dispositif des Docteurs Juniors se poursuit. Après la clôture officielle des...
La téléexpertise : enquête destinée aux non-utilisateurs
La téléexpertise dans le Grand BesançonLa téléexpertise, c'est quoi ?La téléexpertise (TLE)...
PTSM : la CPTS engagée en santé mentale sur 2026-2030
La CPTS CaPaciTéS Besançon & Métropole est désormais signataire du Projet Territorial de Santé...
Nous avons posé 3 questions à Rozenn Leblanc
Le Dr Rozenn Leblanc est spécialiste en médecine physique et de réadaptation à la Fondation...
Les petites urgences en pratique courante : formation des cabinets de ville
Les patients concernés par une traumatologie non vitale représentent une population en demande...