Les petites urgences en pratique courante : formation des cabinets de ville
Les patients concernés par une traumatologie non vitale représentent une population en demande de soin très importante. Ces situations peuvent être prises en charge en cabinet et ne nécessite pas obligatoirement une réponse au sein des services d’urgence de l’hôpital. La formation organisée par la CPTS CaPaciTéS et le Pr. Laurent Obert, Chef de Service d’Orthopédie et de Traumatologie au CHU de Besançon, répondait à ce besoin.
À l’origine…
Lors d’une enquête réalisée par la CPTS sur l’organisation de l’offre de soins à Besançon & Métropole, les généralistes interrogés ont exprimé leur intérêt pour une formation dans ce domaine. Après un contact avec le Pr. Obert, il a été décidé de préciser les besoins exprimés par ces médecins. Trois thématiques ont alors émergé : les entorses, les « petites fractures » et les tendinites.
Adapter et sécuriser la prise en charge
La formation s’est déroulée le 12 mai 2026. Près d’une centaine de professionnels de santé étaient présents avec une majorité de généralistes et d’internes de médecine générale. En introduction, le Pr Obert a précisé que la traumatologie non vitale représentait 30 à 40% des urgences de l’adulte. En tant que responsable du service de traumatologie aux urgences du CHU, il a insisté sur le fait d’avoir une filière dédiée à la traumatologie non vitale pour éviter au patient blessé léger d’arriver à l’hôpital au milieu des malades à problèmes vitaux : « il gène, il attend… ». Ensuite, le Pr Obert a fait une présentation à la fois vivante, pédagogique et pratique sur les trois thématiques retenues.
Une suite
En collaboration avec le Service de formation continue de l’UFR Sciences de la Santé, une évaluation a été réalisée auprès des personnes ayant participé à cette soirée de formation. Elle affiche un bilan de satisfaction remarquable : 100 % des participants la jugent intéressante ou très intéressante et 79 % l'estiment « très utile » pour leur pratique professionnelle. Le seul bémol exprimé concerne non pas la qualité de ce qui a été traité, mais le manque de temps pour aborder l'ensemble des thématiques annoncées au programme. En conséquence, la demande principale n'est pas de revoir le format, jugé excellent, mais de le reconduire avec au moins une soirée complémentaire. Par ailleurs, les 3/4 souhaitent des formations associant théorie et pratique, avec une forte appétence pour des ateliers gestuels : sutures, exploration de plaies, immobilisations.
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